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Aux Marquises, là où l'activité du tatouage était la plus florissante, dans la Polynésie du 19ème siècle, loin de l'aspect esthétique, les marques indélébiles sur le corps revêtaient un caractère sacré. Au delà du fait qu'il était réservé à une certaine caste de privilégiés: chefs guerriers ou de tribu, le tatouage était intimement lié à la vie des Marquisiens à travers ses rites. Par exemple, le fait de ne pas être tatoué interdisait formellement la consommation de chair humaine. Il fallait toute une vie pour recouvrir le corps entier de tatouages. Pour les guerriers, chaque ajout de dessins correspondait à un fait d'arme. C'est donc aux nombres de tatouages que l'on reconnaissait la bravoure d'un Marquisien. |
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Selon Marie-Noëlle et Pierre Ottino (archéologues): "le tatouage était une puissant élément de séduction". Et d'expliquer, en se référant aux tatouages marquisiens du siècle dernier: "le maître-tatoueur ne manquait pas de le rappeler, à celui qu'il tatouait, aussi bien à l'homme qu'à la femme". A la fin du XIXème, des lèvres, des mains, des pieds non-tatoués étaient considérés comme laids et même repoussants. Les traces de la vieillesse étaient également, pensait-on, plus discrètes sur des lèvres ou des mains tatouées. Aujourd'hui les motifs ont changé, les dauphins et autres Gécko (lézards) ont remplacé les motifs traditionnels mais l'envie de séduire est toujours présente dans l'esprit de ceux qui choisissent cette emprunte à vie. |
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